Relations Canada-Birmanie

Fiche documentaire : Version HTML | Version PDF

Drapeau de la Birmanie

Le Canada salue les récentes réformes et appuie une transition pacifique qui respecte les droits de la personne, la démocratie et la primauté du droit en Birmanie. Le gouvernement du Canada est disposé à apporter son soutien à la Birmanie dans son cheminement vers la démocratie.

Historique

En juillet 2012, le ministre Baird a annoncé que le Canada ouvrirait une ambassade en Birmanie, à Rangoun (Yangon). Le tout premier ambassadeur résidant du Canada en Birmanie a donc été nommé en mars 2013 et a présenté ses lettres de créance au président Thein Sein en août. La nouvelle chancellerie du Canada, située dans la Centrepoint Tower, a ouvert en mai 2014.

Le 24 avril 2012, le Canada a assoupli ses sanctions économiques contre la Birmanie. La plupart des interdictions contenues dans le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Birmanie de 2007 ont été suspendues, y compris celles concernant les exportations, les importations, les services financiers et l’investissement. La Birmanie a également été retirée de la Liste des pays visés, ce qui signifie que les exportateurs n’auront plus à se procurer une licence d’exportation auprès du ministère des Affaires étrangères, en vertu de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, pour exporter vers la Birmanie des biens et des technologies qui ne figurent pas sur la Liste des marchandises d'exportation contrôlée (LMEC).

Le Règlement modifié sur les mesures économiques spéciales visant la Birmanie comporte toujours des sanctions contre certaines personnes et entités et interdit le commerce d’armes et de matériel connexe, ainsi qu’une assistance technique et financière y afférente. Les Canadiens ainsi que les entreprises canadiennes qui envisagent de mener des activités en Birmanie sont invités à se familiariser avec les restrictions subsistantes et à prendre connaissance de la lettre ouverte des ministres : Faire des affaires en Birmanie. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, vous pouvez consulter notre page Web sur les sanctions économiques imposées contre la Birmanie par le Canada.

Programmation

Le Canada continue de fournir de l’aide humanitaire pour répondre aux besoins de base des citoyens birmans réfugiés ou déplacés, ainsi qu’un appui modeste aux organisations de la société civile, aux médias indépendants, aux administrations locales, aux partis politiques et au parlement. Le gouvernement examine également la façon dont le Canada peut contribuer le mieux à la croissance économique durable et à la réduction de la pauvreté et appuyer le processus de paix ainsi que la gouvernance démocratique en Birmanie.

  • La Birmanie est admissible à du soutien par l’entremise de tous les canaux d’aide du MAECD, y compris le Fonds pour la paix et la sécurité mondiales, les Programmes multilatéraux et mondiaux, les Partenariats pour l’innovation dans le développement et le Programme régional de l'Asie du Sud-Est.
  • Dans le cadre d’un programme du MAECD de 15,9 millions de dollars sur cinq ans (2010-2015) mis en œuvre par l’organisation non gouvernementale canadienne Inter Pares, le Canada appuie la prestation de services de base à quelque 126 000 réfugiés birmans vivant dans des camps en Thaïlande et à plus de 500 000 Birmans touchés par des conflits et qui vivent dans les régions frontalières, tout en soutenant les activités de plus d’une cinquantaine d’organisations de la société civile birmane.
  • L’aide humanitaire fournie par le Canada à la Birmanie est distribuée par l’intermédiaire d’organisations humanitaires expérimentées telles que le système des Nations Unies, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et des organisations non gouvernementales canadiennes. En 2013, le Canada a versé 6,1 millions de dollars en aide humanitaire à la Birmanie. Cette aide permet de répondre aux besoins des populations touchées par la crise. Par exemple, grâce au soutien du Canada, le Programme alimentaire mondial a fourni de l’aide alimentaire et nutritionnelle à plus de 750 000 personnes en décembre 2013.
  • Par l’intermédiaire de l’Enveloppe de la démocratie du Fonds pour la paix et la sécurité mondiales (FPSM), le Canada fournit plus de 2 millions de dollars en 2013-2014 pour consolider le cheminement de la Birmanie vers la démocratie. La programmation vise à améliorer la connaissance de la démocratie et du fédéralisme parmi les intervenants et les acteurs politiques, à renforcer le dialogue entre le gouvernement et la population, et à améliorer les compétences pratiques des représentants du gouvernement, des administrateurs et de la société civile en matière de résolution de conflits et de participation démocratique.
  • L’ambassade du Canada à Bangkok a appuyé des petits projets communautaires centrés sur les droits de la personne, la bonne gouvernance et le développement démocratique au moyen du Fonds canadien d’initiatives locales pour des projets en Thaïlande en lien avec la Birmanie (plus de 100 000 $ en 2012-2013).

Le Canada collabore également avec la Birmanie dans le cadre de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), dont la Birmanie est un État membre et le Canada un partenaire du dialogue, ainsi que du Forum régional de l’ANASE (FRA). La Birmanie occupe la présidence de l’ANASE pour 2014.

novembre 2014